ASEPTIC — Goulots d’étranglement au contrôle des infections néonatales nosocomiales dans les grands hôpitaux du Bénin : une analyse systémique
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Les infections sont l’une des premières causes de décès des nouveau-nés en Afrique subsaharienne. Une partie de ces infections est contractée à l’hôpital et pourrait être évitée. Le projet ASEPTIC a étudié ce problème dans un hôpital tertiaire du Bénin, dans le service de gynécologie-obstétrique et dans le service de néonatologie. Il a été conduit par le CERRHUD, dans le cadre du programme FA5.
Objectif général
Étudier les goulots d’étranglement du contrôle des infections néonatales nosocomiales dans les grands hôpitaux du Bénin, en prenant le cas d’un hôpital tertiaire.
Objectifs spécifiques
Déterminer la fréquence hospitalière et les facteurs associés aux infections néonatales précoces ;
Déterminer l’incidence et les facteurs associés aux infections néonatales nosocomiales dans l’hôpital d’étude ;
Identifier les goulots d’étranglement à la prévention et au contrôle des infections néonatales nosocomiales dans l’hôpital d’étude ;
Analyser les causes profondes systémiques de ces goulots d’étranglement ;
Expliciter par quels mécanismes ces causes profondes favorisent la morbi-mortalité liée aux infections néonatales nosocomiales dans l’hôpital d’étude.
Méthodes
L’étude a suivi un devis d’étude de cas unique intégré, avec des méthodes quantitatives et qualitatives. Les données proviennent du registre périnatal de 3 838 naissances, de 770 dossiers médicaux de nouveau-nés hospitalisés, de 25 entretiens individuels, d’observations dans les services et de discussions de groupe avec les soignants.
Principaux résultats
Une infection néonatale précoce a été enregistrée chez 8,4 % des nouveau-nés ;
Une infection néonatale nosocomiale est survenue chez 9,6 % des nouveau-nés hospitalisés ;
Le nombre d’abords veineux et le faible poids de naissance étaient les deux facteurs indépendamment associés à l’infection nosocomiale.
L’analyse des pratiques a mis en évidence de nombreux écarts par rapport aux normes. Avec les acteurs du service, deux dysfonctionnements ont été retenus comme prioritaires : la non-réalisation de l’hémoculture et le non-respect des cinq moments de l’hygiène des mains.
La recherche de leurs causes profondes a montré qu’elles tiennent à : l’absence de protocole standardisé de prescription de l’hémoculture ; le coût des examens à la charge des familles ; l’insuffisance des effectifs pendant les gardes, les week-ends et les jours fériés ; l’absence de suivi du respect des protocoles ; et certaines représentations des soignants, comme l’idée que le port des gants dispense de l’hygiène des mains.
Recommandations
Le projet a abouti à des recommandations construites avec les équipes de l’hôpital, pour améliorer la prévention des infections chez les nouveau-nés.
Les infections sont l’une des premières causes de décès des nouveau-nés en Afrique subsaharienne. Une partie de ces infections est contractée à l’hôpital et pourrait être évitée. Le projet ASEPTIC a étudié ce problème dans un hôpital tertiaire du Bénin, dans le service de gynécologie-obstétrique et dans le service de néonatologie. Il a été conduit par le CERRHUD, dans le cadre du programme FA5.
Objectif général
Étudier les goulots d’étranglement du contrôle des infections néonatales nosocomiales dans les grands hôpitaux du Bénin, en prenant le cas d’un hôpital tertiaire.
Objectifs spécifiques
Déterminer la fréquence hospitalière et les facteurs associés aux infections néonatales précoces ;
Déterminer l’incidence et les facteurs associés aux infections néonatales nosocomiales dans l’hôpital d’étude ;
Identifier les goulots d’étranglement à la prévention et au contrôle des infections néonatales nosocomiales dans l’hôpital d’étude ;
Analyser les causes profondes systémiques de ces goulots d’étranglement ;
Expliciter par quels mécanismes ces causes profondes favorisent la morbi-mortalité liée aux infections néonatales nosocomiales dans l’hôpital d’étude.
Méthodes
L’étude a suivi un devis d’étude de cas unique intégré, avec des méthodes quantitatives et qualitatives. Les données proviennent du registre périnatal de 3 838 naissances, de 770 dossiers médicaux de nouveau-nés hospitalisés, de 25 entretiens individuels, d’observations dans les services et de discussions de groupe avec les soignants.
Principaux résultats
Une infection néonatale précoce a été enregistrée chez 8,4 % des nouveau-nés ;
Une infection néonatale nosocomiale est survenue chez 9,6 % des nouveau-nés hospitalisés ;
Le nombre d’abords veineux et le faible poids de naissance étaient les deux facteurs indépendamment associés à l’infection nosocomiale.
L’analyse des pratiques a mis en évidence de nombreux écarts par rapport aux normes. Avec les acteurs du service, deux dysfonctionnements ont été retenus comme prioritaires : la non-réalisation de l’hémoculture et le non-respect des cinq moments de l’hygiène des mains.
La recherche de leurs causes profondes a montré qu’elles tiennent à : l’absence de protocole standardisé de prescription de l’hémoculture ; le coût des examens à la charge des familles ; l’insuffisance des effectifs pendant les gardes, les week-ends et les jours fériés ; l’absence de suivi du respect des protocoles ; et certaines représentations des soignants, comme l’idée que le port des gants dispense de l’hygiène des mains.
Recommandations
Le projet a abouti à des recommandations construites avec les équipes de l’hôpital, pour améliorer la prévention des infections chez les nouveau-nés.
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