Le 6 novembre 2026, au Centre de recherche en reproduction humaine et en démographie (CERRHUD), à Gbégamey, des représentants des institutions publiques, des organisations de la société civile, des partenaires et des chercheurs ont examiné les résultats d’une étude nationale sur les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT). Organisé avec l’appui de l’UNFPA, cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme mondial « Making All Spaces Safe » (#MASS), porté par l’UNFPA avec le soutien financier d’Affaires mondiales Canada.
Harcèlement en ligne, menaces, contrôle des comptes, diffusion d’images intimes sans consentement ou sextorsion : comment mieux comprendre ces violences et renforcer la protection des personnes qui en sont victimes ?

Pour répondre à cette question, l’étude a adopté une approche mixte. Le volet quantitatif repose sur une enquête téléphonique menée dans les douze départements du Bénin. Le volet qualitatif s’appuie sur des entretiens individuels et des discussions de groupe avec des acteurs institutionnels, des professionnels, des organisations de la société civile, des leaders communautaires et religieux, ainsi que des jeunes, des parents et des personnes en situation de handicap. Cette diversité de profils a permis de recueillir des points de vue variés sur les violences, leurs conséquences et les réponses possibles.
Les échanges ont permis de dégager plusieurs pistes d’action : améliorer l’accueil, l’écoute et l’orientation des victimes, renforcer les compétences des intervenants, garantir la confidentialité du signalement, rendre les services plus accessibles et mieux coordonner les acteurs de prévention et de prise en charge. Les participants ont également souligné l’importance de relire et d’adapter les textes législatifs et réglementaires existants afin de mieux prendre en compte les différentes formes de VBG-FT et de clarifier les mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge. Enfin, ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la prévention à la base, notamment à travers la formation et la sensibilisation des jeunes dès le milieu scolaire et dans les espaces communautaires, en utilisant des approches adaptées aux différents publics, les langues locales et les radios communautaires.
Le CERRHUD remercie l’ensemble des institutions, partenaires et participants pour leur contribution à cette réflexion collective.
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